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Revue complète de la Patek Philippe Nautilus référence 3712
6 min de lecture


Lancée en 1976, la Nautilus de Patek Philippe naît sous le trait de Gérald Genta avec la référence 3700, indiquant les heures, les minutes et la date. Nous ne reviendrons pas sur l’importance que la Nautilus a pu avoir sur le monde de l’horlogerie moderne dans la mesure où le sujet a été traité dans un précédent article.
Ce qu’il faut retenir de la Nautilus, c’est que c’est probablement le modèle qui a le plus contribué à la renommée de Patek Philippe au-delà des collectionneurs avertis. L’idée de produire et commercialiser une montre de sport de luxe en acier était, rétrospectivement, une idée de génie qui a ouvert de nouveaux horizons à bon nombre de manufactures haut de gamme (reconnaissons en tout état de cause la démarche pionnière de Audemars Piguet avec le lancement de la Royal Oak en 1972, toujours grâce au coup de crayon de Gérald Genta !).
Au fil du temps, la collection Nautilus qui perdure aujourd’hui s’est enrichie de multiples déclinaisons, jouant sur les tailles, les matériaux et les complications. La référence 3712 s’impose sans aucun doute comme l’une des plus intrigante, rare et intéressante pour les collectionneurs. La 3712 est la première Nautilus à multiples complications (date et réserve de marche, phases de lune). Pour être tout à fait précis (nous anticipons les commentaires de nos lecteurs avisés…), la première Nautilus à complication est le modèle 3710, avec réserve de marche, introduite en 1998/1999, mais concédons que ce modèle n’a rien à voir avec le niveau de complications de la 3712.

Produite uniquement en 2005, la référence 3712 est rapidement remplacée dès 2006 par la référence 5712, marquant une volonté d’étoffer la collection avec de nouvelles variations (5711, chronographe 5980, réserve de marche 5712).
Le modèle 3712 aura séduit par sa relative simplicité (boitier fin et discret), tout en intégrant de nombreuses complications (réserve de marche, calendrier, petite seconde, phases de lunes). Le boîtier extra-plat de la 3712 est effectivement une prouesse horlogère, rendue possible grâce à l’utilisation du légendaire calibre de manufacture 240, présent dans de nombreuses collections depuis les années 1970. Nous ignorons pourquoi il y aura eu tant de hâte à remplacer la 3712, dont la production aura duré quelques dizaines de mois (forcément commencée en 2004 pour pouvoir présenter le modèle en 2005 à Bale, et arrêtée début 2006). En revanche, le lancement synchrone en 2006 de la 5711, la 5712 et la 5980 est parfaitement cohérent dans la mesure où ces 3 montres ont beaucoup de points en commun. On peut donc considérer que la 3712 aura été un galop d’essai, précurseur des modèles Nautilus modernes que nous connaissons aujourd’hui. On peut également parler d’un modèle de transition…
La 3712 se distingue par des détails subtils que seul un œil averti saura remarquer (apprécier) au premier regard. Il faut avouer que le cadran de la 3712 est un cadran qui se savoure, avec un nombre de « coquetteries » décelables uniquement par les connaisseurs. L’index de 6 h (situé au-dessus de l’inscription Swiss), par exemple, n’est pas entamé en demi-lune par le sous-compteur de la petite seconde. L’index de 7H quant à lui disparait complètement du cadran de la 5712, ce qui constitue pour les collectionneurs un des points clé de distinction entre les deux modèles !

Dans les autres subtilités, nous pouvons remarquer le calendrier « à l’envers » entre le 9 et le 21 sur la 3712, ce qui n’est plus le cas de la 5712 où la lisibilité a été améliorée dans le positionnement des chiffres, avec le compteur de la date légèrement plus gros (lisible). Un dernier point de distinction entre les deux modèles est la qualité de la phase de lune sur la 3712 qui relève de l’artisanat (plusieurs niveaux d’épaisseur, réalisation manuelle…) versus une phase de lune plus « industrielle » avec la 5712… "The devil is indeed in the details" !


Bien que la Nautilus référence 3712 ait été commercialisée sur une durée très réduite, nous pouvons noter que la production se scinde en deux versions, identifiables aux points rouges indiquant une faible réserve de marche. Sur la première version, la réserve de marche faible est signalée par 3 points (dots) rouges, alors que la seconde version laisse apparaitre un quatrième point rouge.
Il n’existe pas de littérature chez Patek Philippe à ce sujet mais les collectionneurs s’accordent pour reconnaitre que la version « 3 dots » a été potentiellement plus produite que la version « 4 dots ». Il n’en reste pas moins que cette subtilité n’est qu’un détail esthétique, sans autre impact de quelque nature que ce soit. Il n’existe aucune autre différence entre les versions Mark I et Mark II des cadrans de 3712.


Dans notre équipe les avis divergent sur la préférence entre un cadran Mark I et Mark II, et nous serons bien incapables de nous prononcer… et vous, laquelle préférez-vous ?
Il est à noter que les 5712, descendantes de la 3712, verront toutes figurer sur leur cadran 4 points rouge pour indiquer une faible réserve de marche. Ce genre de détail, que l’on surnomme une « coquetterie », est l’exemple même de ce qui fait le monde des collectionneurs de montres… Un monde plein de subtilités…
Le boitier de 40mm de la 3712 est un boitier dit monobloc, de même facture que celui de la 3700, c’est-à-dire que la carrure et le fond sont intégrés. La couronne est un push down, c’est à dire non vissée. Il est intéressant de remarquer que le numéro de boitier n’est visible qu’une fois la lunette retirée, frappé dans le coin inférieur gauche de ce dernier.



La construction du boitier monobloc diffère de celui de la 5712, plus moderne, de construction en 3 pièces qui est la formule retenue pour les Nautilus modernes.
La lunette vient quant à elle se poser sur le boitier. Nous pouvons noter que les « oreilles » de cette dernière sont droites et non arrondies à la différence de la Nautilus 5712. C’est généralement le « truc » du collectionneur pour immédiatement reconnaitre une 3712 d’une 5712.

Le tip du collectionneur : Les trois derniers chiffres du numéro de série sont généralement frappés à l’intérieur de la lunette. Néanmoins, cette caractéristique n’est pas systématique sur toutes les Nautilus : la 3712 en est dépourvue, contrairement aux références 3700 ou 3800, par exemple
Le bracelet se caractérise par une boucle double plis introduite a la fin des années 90, souvent observée en fermoir de remplacement sur la toute première Nautilus ref. 3700. Longtemps décriée pour sa rigidité à l’ouverture, les nouvelles générations de Nautilus possèdent désormais une boucle double plis à ouverture papillon, beaucoup plus confortable (et beaucoup moins charmante ?)


Automatique | micro-rotor en or 22k | fréquence 21 600 A/h | réserve de marche ~48 h | épaisseur ~3,98 mm
Introduit dans les années 70 avec la collection Ellipse, le calibre 240 est partagé dans pas moins de cinq collections différentes. Sa première apparition dans la collection Nautilus est introduite avec la Nautilus 3712. Il est à ce jour toujours utilisé dans la collection Nautilus avec la ref. 5712 ainsi que dans la Nautilus Quantième Perpetuel ref. 5740G. On retrouve le calibre 240 également dans la toute nouvelle collection Cubitus, preuve s’il le fallait qu’un calibre vieux de plus de 60 ans n’a pas pris une ride.
Le calibre Patek Philippe 240 PS IRM C LU est donc une adaptation du calibre 240 avec les complications suivantes : PS (petites secondes), IRM (indicateur de réserve de marche), C (calendrier) et LU (phases de lune).

La Nautilus 3712 est une montre relativement plate, mais son boitier de 40mm en fait une montre qui peut s’avérer imposante pour les plus petits gabarits qui auront peut être intérêt à se tourner vers une mid-size, c’est-à-dire la Nautilus 3800. La référence 3712 reste une montre très élégante et masculine. Le bracelet de la Nautilus épouse parfaitement le poignet et son boitier extra-plat en font une montre extrêmement confortable. La montre se glisse parfaitement sous la manche d’une chemise, ce qui n’est pas forcement le cas des Nautilus Chronographe référence 5980 ou Travel Time référence 5990, ou meme du Calendier Annuel référence 5726.
On a noté quelques lignes plus haut un fermoir un peu rigide à l’ouverture notamment, mais qui n’est pas spécialement inconfortable. On aura toujours l’éternel débat de la lisibilité du cadran, qui peut apparaitre pour certains assez « fouillis », et en tout état de cause peu « logique »… De notre point de vue, c’est ce même cadran atypique qui fait la personnalité de la montre qui ne saurait laisser indifférent.
En résumé, la 3712 est très agréable à porter, parfaitement versatile, et toujours très élégante.

Il est relativement facile d’argumenter que la Nautilus 3712 fait partie des icônes de la gamme Nautilus et de la Maison Patek en général, ne serait-ce que pour sa production extrêmement limitée, aux alentours de 1000 pièces sur une période particulièrement courte. Le modèle 3712 est d’autant plus intéressant qu’il représente la première Nautilus à multiples complications.
Du côté des prix, il faut s’attendre à un premium parfois conséquent par rapport à la 5712. On peut également argumenter que lorsque l’écart de prix entre une 3712 et une 5712 se resserre sur le marché, il est probablement temps de penser à investir dans une 3712…
Concernant le choix d’une "3 dots" comparativement à une "4 dots", nous ne souhaitons pas particulièrement rentrer dans le débat. C’est une histoire de goût, au même titre que le choix entre une Daytona fond noir plutôt que fond blanc !!!
La 3712 est aujourd’hui à la frontière entre une montre moderne et une montre vintage, c’est également une montre qui est remplie d’histoire.
Vous avez compris : toute l’équipe 41Watch est fan inconditionnel de la 3712.